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Qui sommes nous

L’INITIATIVE « DES PUITS ET UNE ÉCOLE POUR AMÉLIORER L’ACCÈS À L’EAU POTABLE  AU CONGO », 10 ANS APRÈS.

Depuis la fondation de la « Première École Mobile de Puisatiers en RDC » en 2006 à Kananga, et  après des débuts difficiles, les résultats s’avèrent très positifs :

Construction de 1000 puits complets avec pompe  manuelle approvisionnant  quotidiennement en eau potable 500 000 personnes au  Congo.

Nous devons ce succès   à nos instructeurs, maîtres puisatiers et anciens élèves expérimentés qui, après plusieurs années d’expérience,  ont fondé de petites entreprises de forages de puits. Notre objectif, faciliter  l’accès à l’eau non contaminée, principalement dans les zones rurales, a ainsi été, dans une modeste mesure, atteint.

Cependant, plus de 50 millions de personnes continuent de vivre sans avoir accès à de l’eau propre.

 

Donc, nous continuons à former des puisatiers. Par ailleurs, notre initiative a permis à  de nombreux congolais d’exercer une profession ou une  activité leur procurant un revenu

Les trajets jusqu’aux puits se réduisent, ce  qui permet de soulager (partiellement) beaucoup de  femmes et d’enfants dans leur pénible tâche quotidienne de recherche de l’eau et les protège contre les risques  d’agressions. La fréquentation de l’école en est facilitée, les femmes ont plus de temps pour d’autres activités utiles (la  culture de légumes, la vente des produits sur les marchés, donc des possibilités de revenus).

Tous les jours des heures  et de km avec une charge de fois 40 kg sur la tête …

L’eau provient le plus souvent de rivières, de ruisseaux ou de flaques  contaminées, voire d’anciens puits non sécurisés. D’où l’arrivée, dans les foyers, de microbes souvent à l’origine de maladies dont les enfants sont les premières victimes ; un enfant sur cinq meurt avant sa cinquième année.

La technique du forage manuel et l’emploi de pompes à corde manuelles.

C’est la technique de forage manuel utilisée par «  l’Ecole Mobile de Puisatiers en RDC », connue depuis des siècles. Economique et adaptée aux régions dépourvues d’infrastructures, notamment  sans routes et sans énergie.

Cette technique de forage est  facilité par l’injection d’un mélange d’eau et d’argile (forage à lavage). Le  Congo est un territoire souvent riche en eau.  On y pratique généralement les   forages dans des sous-sols sablonneux, argileux,  à des profondeurs allant jusqu’à 35 m. Si l’on rencontre du rocher, le forage manuel n’est plus possible. Cependant,  on peut aussi trouver dans les profondeurs des couches de gravier ou de latérite que l’on  peut parfois percer. Dans le cas du grès on a même parfois atteint une  profondeur de 45 m (Kananga).

En principe, on traverse la nappe phréatique jusqu’à la prochaine nappe aquifère ayant un rendement suffisant. Nos puits sont petits et les quantités d’eau retirées sont trop peu importantes pour influencer le niveau de la nappe phréatique ou créer des problèmes d’eau usée.

Le derrick, ou échafaudage de forage, mesure 4 m .Il est réalisé avec de l’acier de construction (12-14 mm) et soudé. L’équipement complet de forage peut être transporté sur des vélos si nécessaire :, de même que le tubage comprenant  des tuyaux en plastique et en acier  aux normes. La pointe du foret  a un diamètre de 120 mm. Elle est équipée d’arêtes et de pointes en métaux durs.

Le puits proprement dit est fait de tuyaux en PVC dur de 110 mm de diamètre. Le tuyau inférieur mesure 6 mètres ; il sert de filtre. L’équipement de forage complet est fabriqué par nos puisatiers. La pompe à boue pour le forage fait aussi partie du programme de formation, en alternance avec la pompe à moteur.

La pompe à corde fonctionne avec une corde fermée en boucle sur laquelle sont fixés, à intervalles  réguliers, des pistons,  en caoutchouc. La corde et les pistons descendant  par le bas dans l´eau du  puits et remontent avec une colonne d´eau par un tuyaux à faible diamètre  vers le haut . Là, en tournant la manivelle d´une jante de  vélo on remplit  facilement sceaux et containers.

Nos puits sont petits mais chacun peut approvisionner des communautés villageoises de 300-500 personnes. Sans l’irrigation. Nous renonçons aux pompes électriques et aux générateurs qui les accompagnent, car le manque d’entretien crée généralement des problèmes  Les pompes dites solaires ne peuvent pas être installées partout  à cause des problèmes de vols et de brigandage éventuel.

Au  Congo l’eau potable est rare, donc chère ; 5 l d’eau par jour par personne peuvent déjà sauver   des vies, mais sont hors de prix pour la plupart des gens. Le prix moyen pour un récipient de 25 l est de 0,10-0,15 ct d’Euro pour un revenu annuel par tête de 300 Euros environ. La vente de l’eau peut déjà couvrir les frais de contrôle, de réparation et d’entretien des installations.

Nous devons le succès de la construction de nos puits, dès le début, à nos chefs de l’Ecole mobile Emery Bilolo et Sylvain Matala. C’est grâce à leur engagement et leur énergie depuis 2007 que nous en sommes là aujourd’hui.

Nous devons également notre succès à tous ceux qui nous soutiennent :

Le Ministère de la Coopération Economique (BMZ) à Berlin, le Centre allemand des fondations à Bonn,  l’Ambassade d’Allemagne à Kinshasa,  plusieurs  Rotary Clubs,  les « Architectes sans frontières » , les donateurs privés et les amis fidèles  comme l’équipe  « unserfilm-unserweg «  qui a réalisé un film montrant   en 5 m  l’essentiel  de notre projet.

https://vimeo.com/188009455

Dès le début, notre initiative a eu pour objectif de créer une institution purement congolaise, sans de conseiller de l´Europe. En raison de la situation catastrophique de  l’accès à l’eau propre, elle a suscité dans tout le pays un grand intérêt et une  forte demande  de formation.  La diffusion par la télévision d’Etat  de plusieurs films et d’interviews sur ces sujets  en témoigne. Naturellement, la formation mobile de puisatiers continue. Cependant, il est    devenu entretemps  nécessaire de prévoir une formation professionnelle complémentaire spécifique et  intensive pour les puisatiers et les spécialistes de l’approvisionnement en eau, ainsi que la  formation continue.

La première école professionnelle de puisatiers en République Démocratique du Congo, fondée en 2006.

Est née à  Kikwit, province de Kwilu, Sud-Bandundu.

Alors que nous étions déjà actifs dans cette Province en 2012, nous avons reçu un renfort conséquent de la part des abbés diocésains Alexis Mubwaba et Patrick Novele de Kikwit.

Après avoir construit plusieurs puits, financés par l’Ambassade d’Allemagne et par MISERIOR, l’idée est venue de fonder une école professionnelle de puisatiers, avec un fort soutien de l’Evêché.

En 2014 a eu lieu la pose de la première pierre par l’Ambassadeur d’Allemagne, le  Dr. Manig, sur un terrain du Diocèse de Kikwit .Grâce à l’engagement de M. Thomas Schinkel des « Architectes sans frontières », (une association sans but lucratif),  nous avons obtenu de BMZ Berlin  une subvention pour la construction. C’est  ainsi que le premier bâtiment scolaire abritant une salle de formation pour 20 élèves et un grand atelier a pu être bâti.

Le plan ci-dessus montre le futur complexe scolaire agrandi pour d´autres matières de formations, comme la plomberie et la maçonnerie,  avec des logements pour les élèves, des magasins et des ateliers pour la population.

Lors de notre visite en mai 2016 nous avons trouvé, en la personne de l’abbé Patrick Novele (théologien et géomètre) le Directeur d’école idéal. Un homme très engagé, intéressé, avec une bonne expérience des milieux scolaires. Ses  bons contacts avec le   conseil scolaire de l’Etat et sa collaboration avec l’Evêché, ont été décisifs  pour la mise en œuvre du programme d’étude, le choix des professeurs et le bon démarrage de l’école.

Le 5.9.2017 a commencé le premier cycle de 3 mois d´enseignement de notre  l’école professionnelle, reconnue par l’Etat  grâce à l’intervention de l’abbé Patrick.

Le programme de formation a été élaboré en commun selon le principe allemand  « Dual » qui met en alternance les cours théoriques avec la mise en pratique.

Premier cycle de cours 5.9 – 5.12.2016 avec 20 élèves

Le Club Rotary de München-Solln va prochainement  livrer un générateur diesel 19 KVA pour l’atelier. Il manque encore un équipement  pour le soudage et divers  outils pour pouvoir enseigner la fabrication artisanale  complète de l’équipement de forage, pompes comprises.

On doit aussi pouvoir disposer d’un éclairage LED et d’accumulateurs à charger par le groupe.

Parallèlement à notre « Ecole Mobile de Puisatiers » fondée en 2006, et après 10 ans d’activité, nous avons maintenant de meilleures possibilités de formation avec  la création de l’Ecole  de formation professionnelle installée à Kikwit, dont la  mission est de former des Aides puisatiers, des spécialistes de l’approvisionnement en eau et, par la suite, des Maîtres puisatiers.

Le décompte du premier trimestre nous a permis d’avoir  une vue d’ensemble des coûts. Les frais d’exploitation de cette école dépassent encore les moyens financiers du diocèse . 20% des élèves n’ont pas pu payer les frais de scolarité, actuellement 130$ pour  un cycle de 3 mois. Nous avons un urgent  besoin de dons et nous cherchons des parrains. Il faut aussi compter avec leurs frais de voyage, de logement et de restauration pour les élèves venant de l’extérieur.

Autres activités

En mai, l’ambassade d’Allemagne a soutenu la construction de puits et la formation dans la région  particulièrement pauvres du Sankuru, avec  la collaboration des « Sœurs de Tshumbe »  et « Architectes sans frontières » à Kinshasa.

Une nouvelle  action est  en cours à  Tshumbe menée par le Rotary Club de München- Solln avec le RC Kinshasa-Gombe. D’ici fin décembre elle permettra à 20 élèves  de  suivre une formation de perfectionnement; 4 puits de référence seront forés, prévus pour  alimenter en eau propre   2000  à 3.000 personnes environ. (Le club de Munich avait déjà organisé en 2012 et en 2014 plusieurs  grands projets de formation au Congo)

Situation au 12.12.2016 : l’objectif est atteint avec succès.

Ont participé à ce projet les Rotary Clubs de Wiesbaden-Schlossturm, München-Lehen, München-Est,  et le Club Kinshasa-Gombe avec l’ingénieur Jean Ntambue, un spécialiste congolais reconnu pour le forage et les techniques de l’eau. « Architectes sans frontières » à Kinshasa nous a bien soutenu pour l’organisation de ces 2 projets.

La prise en compte de la prospection proprement dite,  de l’étude géologique des sites de forage, de l’étude des conditions socio-économiques et des besoins en eau des villages, de  la constitution  de comités pour l’eau et de  l’état de santé de la population  (selon les  normes WaSH)  sont devenus entretemps une exigence de nos bailleurs de fonds allemands ainsi que de Rotary International.

C’est la raison pour laquelle T.Schinkel et H.Heuser sont allés voir sur place en mai/juin l’école professionnelle à Kiri et les sites de puits à Tshombe, pour être  à même d’estimer et de contrôler les résultats et la faisabilité des projets.

Ces conditions souhaitables liées au le développement durable renchérissent sensiblement tous les projets.

Planification 2017

Avec le soutien financier de l’ambassade d’Allemagne, il est prévu d’organiser début 2017 un important voyage en relation avec ces conditions contraignantes. Il s’agira de contrôler le travail de nos maîtres  puisatiers et les puits construits ces dernières années dans la province du Kasaï.

A l’initiative du Rotary  Club  Schrobenhausen, et avec d’autres Clubs, nous envisageons un nouveau projet pour soutenir le fonctionnement de l’école de  Kikwit sur les plan théoriques et pratiques´,

Un projet « Global Grant » avec le Rotary Club Kinshasa Gombe.

Avec « Architectes sans frontières », nous pensons  pouvoir   compter sur un nouveau soutien de la part de BMZ pour que notre école puisse continuer de  construire de nouveaux puits dans les régions particulièrement pauvres, comme dans le Kasai, région Kananga et Tshumbe.

Comme déjà mentionné, étant donné la situation toujours aussi précaire de l’approvisionnement en eau potable et les conditions souvent déplorables  dans le domaine de l’hygiène et de  la santé,

50 millions de Congolais n’ont encore aucun accès  à de l’eau propre

Notamment à l’intérieur du pays. Nous avons donc  besoin de nouveaux sponsors, de nouveaux dons, de toutes parts. Il ne s’agit pas seulement de l’approvisionnement en eau, il s’agit aussi de former  des puisatiers pour réduire le chômage et l’exode rural dans tout le pays.

Nous voulons Soutenir les Africains en Afrique en les aidants à s’aider eux-mêmes.

Tous les dons versés au Centre de Formation Les Puisatiers de Kikwit CFPK sont investi à 100 % dans les projets où le centre est responsable.

RAWBANK : 00006-01049357801-69.Collège les puisatiers. : Mentionner pour chaque fois : pour école les Puisatiers de kikwit.

Nos partenaires extérieurs sont donc :

Architekten über Grenzen e.V.

GLS Bank  IBAN DE35 4306 0967 7854 32 80 00

Code BIC GENODEM1GLS

 Rotary Club München-Solln Sozialfonds e.V

Stadtsparkasse München  IBAN DE43 7015 0000 1002 8338 04

Code BIC SSKDMDEMM
Mentionner chaque fois: pour l’ « école de puisatiers ».

Pour toute information :

Patrick Novele Palaki,
Modérateur du centre
00243822613656
00243893045528
patricknovele@yahoo.fr
ingbuero@hartmut-heuser.de    et  schinkel@architekten-ueber-grenzen.de